Opel Agila (14/05/2008)S'abonner au fil RSS

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La boîte à roulettes qu’était l’Opel Agila cède sa place à une deuxième génération qui mise sur le style et sur des qualités routières d’un tout autre niveau. Ces dernières l’autorisent d’ailleurs à revendiquer aujourd’hui un statut de petite polyvalente.


Opel Agila Opel Agila : Photo 2 Opel Agila : Photo 3 Opel Agila : Photo 4   

Comme la Suzuki Wagon R dont elle était la jumelle, la première Opel Agila se présentait sous les traits d’une boîte à roulettes, un de ces microcars dont les Japonais sont particulièrement friands et dont la première qualité tient dans un rapport encombrement/ habitabilité sans égal. Apparemment, cette formule a trouvé aussi ses adeptes en Europe, puisque, sur les 7 ans de vie de l’Agila, Opel en a écoulé quelque 440.000 exemplaires. Un joli succès qu’il était d’autant plus nécessaire de perpétuer que les petites voitures connaissent aujourd’hui un regain d’intérêt en raison de normes d’émission de plus en plus strictes. Et pour cette seconde génération, Opel continue de collaborer avec Suzuki, dont la Splash est la copie conforme de l’Agila.

Au sein du partenariat Opel/Suzuki, il a été prévu que c’est le constructeur nippon qui se charge de l’assemblage des deux modèles dans son usine hongroise d’Esztergom. Mais c’est aussi Suzuki qui a fourni la plate-forme, en l’occurrence celle de la Swift, dont les trains roulants ont été conservés (McPherson triangulé à l’avant et essieu de torsion à l’arrière), mais à l’empattement raccourci de 2 cm.

 

Plus encombrante, mais moins habitable


Même si cela ne se remarque pas au premier coup d’oeil, l’Agila est sensiblement plus encombrante que celle qu’elle remplace. Elle s’est étirée de 21 cm, tandis que la largeur a progressé de 6 cm. Cela dit, cet accroissement des cotes ne s’est pas fait au profit de l’habitabilité. Au contraire. Si l’espace aux coudes à l’avant progresse timidement (+1,5 cm), il régresse de 4 cm à l’arrière, tandis que le coffre perd 75 l en configuration classique (225 contre 300 auparavant) et jusqu’à 200 l sièges rabattus (1.050 contre 1.250 pour le précédent modèle).

En contrepartie, les ingénieurs ont travaillé à améliorer la modularité. Le coffre dispose ainsi d’un double plancher (comme dans la Corsa) pour offrir un seuil de chargement affleurant, mais également un espace parfaitement plan lorsqu’on rabat la banquette. Une opération qui se fait en un tournemain, puisque l’assise et le dossier (60/40 selon les versions), solidarisés par un mécanisme, disparaissent sans aucun effort.

 

Trois moteurs et un joli minois


C’est sûr, esthétiquement, la nouvelle Agila est bien plus réussie. Le style boîte à chaussures a cédé sa place à des traits séduisants, des lignes modernes tout en rondeurs s’alignant parfaitement sur les dernières réalisations de la maison. Al’intérieur, la planche de bord est simple, mais présente une bonne finition générale. Et si certains plastiques sont encore peu agréables à l’oeil, ils sont robustes et leur assemblage ne souffre pas la critique. Les utilisateurs apprécieront par ailleurs les nombreux espaces de rangement disséminés partout dans l’habitacle.

Forcément identique à celui de Suzuki, le programme mécanique de l’Agila propose 3 moteurs, 2 à essence et 1 Diesel. En entrée de gamme, on trouve le 1 litre 3 cylindres de 65 ch suivit d’un douze-cents4cylindres de 86 ch (aussi disponible avec une boîte automatique à 4 rapports). En Diesel, on retrouve, comme dans la génération précédente, le treize-cents d’origine Fiat, qui délivre ici 75 ch, mais surtout fournit un couple de 190 Nm à 1750 tr/min, particulièrement confortable pour une citadine. Comme le 1.0 12V, ce dernier donne droit au bonus écologique de 700€.

 

 

Citadine et plus


L’Agila offre une position de conduite plutôt bonne, même si les grands gabarits trouveront que le volant, réglable uniquement en hauteur, tombe encore un peu bas. Dès les premiers tours de roues, cette petite Opel prouve qu’elle n’a plus rien d’une citadine. Son châssis se montre à la hauteur, révélant un compromis judicieux entre qualités dynamiques et confort de marche. C’est particulièrement appréciable sur les routes secondaires, où elle se montre bien plus agile et efficace. Mieux: les escapades sur l’autoroute sont désormais tout à fait envisageables, en particulier lorsqu’on retient le douze-cents, aux ressources supérieures. Particulièrement polyvalent, le Diesel vaut aussi le détour tant sa disponibilité et sa bonne insonorisation générale rendent la conduite agréable. Seule réserve: son prix de vente élevé (14.100 €, dans la seule exécution «haute» Enjoy).

Nettement plus dans l’air du temps, l’Agila soigne sa présentation et ses qualités routières. Au point qu’avec le 1.2 et le 1.3 Diesel, elle se profile comme une petite polyvalente aussi à l’aise en ville que sur les routes secondaires. Dommage que l’habitabilité, qui constituait la première qualité du modèle précédent, ait été sacrifiée sur l’autel du style et que la version Diesel soit si chère.


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