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Seat Ibiza (07/08/2008)S'abonner au fil RSS

En partenariat avec le Moniteur Automobile


Même si le nom de baptême n’a pas changé depuis 24 ans, la nouvelle Seat Ibiza n’a plus grand chose à voir avec ses devancières.


Seat Ibiza

 

Silhouette plus affirmée, nouveau châssis, construction soignée, la polyvalente ibérique semble avoir pris solidement du galon. Qu’en est-il sur la route ? Résumé de notre prise de contact avec la gamme.

 

Par Cédric Derèse

 

Depuis le lancement du premier modèle en 1984 (souvenez-vous de cette caisse à roulettes aux flancs massifs et aux lignes cunéiformes signée Giugiaro qui revendiquait ses gênes mécaniques Porsche sur la lunette arrière...), la Seat Ibiza en a fait, du chemin. Trois générations de modèles et quelques restylages plus tard, la plus populaire des ibériques en est à sa quatrième mouture et s’apprête à reprendre le flambeau des quelque 4 millions d’Ibiza circulant ou ayant circulé de par le monde. Best-seller de la marque, l’Ibiza intervenait encore dernièrement à raison de 45% dans les ventes globales de la marque, c’est dire si le modèle a de l’importance chez Seat.

Pour cette nouvelle génération, Seat a décidé de marquer un grand coup dans le domaine du style. C’est ainsi qu’un des designers automobiles les plus en vogue du moment, Luc Donckerwolke (ex-M. Lamborghini), a été chargé de rendre le modèle plus dynamique et de donner une nouvelle identité à l’Ibiza. Des idées qu’il a matérialisées sur la voiture par des lignes saillantes et tendues assorties de contours et de reliefs plus marqués. L’ensemble de ces éléments sont repris sous la nouvelle signature Arrow design, une empreinte que l’on ne devrait pas manquer de retrouver sur les futurs modèles Seat.

 

PLATE-FORME INÉDITE

 

Scénario peu courant chez l’oncle Volkswagen, c’est le disciple Seat qui inaugure une nouvelle plate-forme du groupe. L’Ibiza jouit de la nouvelle architecture A0, celle qui, à terme, servira également de base aux futures Audi A1 et VW Polo. Si l’empattement de la voiture n’est que très peu modifié (+7 mm), ce sont surtout les voies qui Intérieur Seat Ibizaprogressent, gagnant respectivement 3 et 3,3 cm à l’avant et à l’arrière, tandis que les 9 cm de longueur supplémentaire se situent sur le seul porte-à-faux arrière, ce qui a notamment permis d’augmenter le volume de coffre de 267 à 292 l. La cinématique classique des suspensions est conservée: McPherson à bras en L à l’avant et essieu de torsion à l’arrière. Comme le modèle précédent, l’Ibiza dispose de deux typages de châssis: «confort» ou «sport», de série ou en option selon l’exécution. Comme la plupart des constructeurs bien-pensants aujourd’hui, Seat prétend également avoir cherché à réduire le poids, notamment en utilisant des aciers à haute et très haute resistance à concurrence de 60%. De la comparaison des anciennes et des nouvelles fiches techniques (seuls éléments objectifs sur lesquels nous pouvons actuellement nous baser), il ressort une réduction d’environ 30 kg à motorisation égale. On est donc ravi d’apprendre que, bien qu’elle soit plus encombrante, la nouvelle Ibiza ne sera vraisemblablement pas plus gloutonne à la pompe.

 

STATIQUE ET DYNAMIQUE

 

Al’ouverture de la porte, on est agréablement surpris par l’impression de qualité qui se dégage de l’habitacle. Le style de la planche de bord est sobre et le plastique mat moussé de sa partie frontale (noir ou gris-blanc selon les finitions et les teintes extérieures) confère à l’ensemble un air de robustesse. Selon les versions, l’Ibiza propose deux types de sièges (normaux ou avec maintien latéral renforcé sur les versions sport), mais conserve un joli volant sport moulé (recouvert de cuir pour certaines versions) et réglable sur les deux plans dans tous les cas. Enfin, la banquette intègre d’office trois appuie-tête ainsi que des fixations isofix aux deux places latérales. Pour augmenter le volume de chargement, elle se rabat d’office en deux parties asymétriques. Déjà très réussie à bord de la génération précédente, la position de conduite progresse encore. Le dispositif d’ancrage des sièges avant est ainsi implanté plus bas et donne évidemment une amplitude supplémentaire au conducteur pour s’ajuster en hauteur. Enfin, le petit sélecteur de vitesse est toujours idéalement placé pour jouer du levier sans trop se fatiguer. Sur la route, l’Ibiza a aussi sensiblement évolué. Le train avant de l’ibéro-teutonne a gagné en précision, tandis que la suspension se montre moins sujette aux trépidations. Comme de coutume chez Seat, le «toucher de route» est un peu ferme, mais l’amortissement maîtrise convenablement les mouvement de caisse. Le châssis «sport» apporte un peu plus de dynamisme sans dégrader excessivement le confort. La précision du train avant s’apprécie en maniant le petit volant épais et très agréable à prendre en main. Dommage que la montée en effort de l’assistance électrique soit si faible, ce qui ne donne pas vraiment confiance en conduite énergique. Un défaut en partie corrigé sur les versions «Sport», qui jouissent d’une assistance réduite, donc d’un effort plus marqué. Un mot encore de la visibilité périphérique, qui souffre de montants de pare-brise implantés très en avant et gênants pour la vision de trois-quarts. Idem à l’arrière, où les épais montants de coffre masquent la vue; les petites vitres latérales de custode ne sont quant à elles d’aucune utilité.

 

4 DES 6 MÉCANIQUES

 

Si la gamme compte actuellement 6moteurs, nous n’avons pour l’instant pu en découvrir que 4. Parmi les grands absents, le 1.4 TDI 80 ch, qui représentera sans doute une grosse partie des ventes chez nous, ne sera vraisemblablement pas disponible avant l’automne. Idem pour le 1.9 TDI 90, retardé lui ausssi de quelques semaines. Arghh... les priorités commerciales de groupe sont parfois cruelles. En attendant, la nouvelle Ibiza devra faire sans eux. Et c’est donc le 1.9 TDI 105 qui se présentera comme la seule proposition Diesel au lancement commercial. Pour le reste, l’Ibiza reprend la triplette de base des mécaniques à essence de l’ancien modèle. En entrée de gamme, on trouve un douze- cents 3 cylindres de Profil Seat Ibiza70 ch. S’il ne faut évidemment pas en attendre des prouesses, il parvient néanmoins à tirer son épingle du jeu en situation urbaine et périurbaine. Volontaire tout en restant relativement silencieux, le 1.2 offre suffisamment de répondant pour se fondre sans trop de peine dans le trafic, à condition de ne pas être trop chargé et de n’envisager que des déplacements tranquilles sur de courtes et moyennes distances. Légèrement plus puissant, le quatorze-cents dispose d’un cylindre de plus et se montre nettement plus à l’aise pour déplacer la voiture. Presque inaudible au ralenti, il reste relativement discret dans l’effort tout en se montrant plus polyvalent que son cadet. Bien sous tous rapports, il est assurément le plus homogène des moteurs à essence de la gamme. Un cran au-dessus, le 1.6 en a naturellement encore un peu plus dans le sac. Le surplus d’agrément n’est cependant pas spécialement remarquable, surtout comparé au prix et aux frais supplémentaires (taxes et consommation) que cette cylindrée engendre. Ce sera probablement le seul moteur de la gamme à pouvoir être associé à la toute nouvelle boîte robotisée DSG à 7 rapports, indisponible elle aussi pour cette première prise de contact. Du côté du Diesel, le bon vieux 1.9 TDI 105 n’est évidemment pas à la peine pour tracter l’Ibiza. On n’en attendait pas moins de lui. Reste qu’en raison de son plus gros cubage, le dix-neuf-cents apporte un excédent de poids malvenu sur le train avant (environ 100 kg), rendant la voiture un peu moins agile et précise en virage. La motricité aussi se détériore quelque peu.

 

APERÇU DE L’OFFRE

 

Comme souvent lors d’un renouvellement de modèle, on constate une légère augmentation du tarif. Pour le lancement commercial, la nouvelle Ibiza n’est disponible qu’en 5 portes (la 3 portes, rebaptisée SportCoupé, sera dévoilée fin juillet au salon de Londres, tandis qu’une berline 4 portes est attendue pour le salon de Paris en octobre). Les prix catalogue débutent à 12.600 € pour le 1.2 à essence et 14.700 € pour le 1.4 TDI. Notons encore que tous les moteurs Diesel sont équipés d’office d’un filtre à particules. Dès le premier niveau de finition Référence, l’Ibiza embarque 4 airbags (frontaux et latéraux avant), un prééquipement audio avec 6 haut-parleurs, une climatisation manuelle et des lève-vitres avant électriques. Plus luxueuses, les Stylance gagnent des lève-vitres arrière électriques, un ordinateur de bord, une radio-CDMP3, des rétroviseurs à commande électrique et chauffants, des antibrouillards destinés à l’éclairage en virage sous 40 km/h ainsi qu’un régulateur de vitesse. Enfin, les Sport et Gran Via reçoivent des jantes en alliage, des sièges sport pour l’une et des capteurs de pluie, d’obscurité et de parking pour l’autre. La liste d’options reste quant à elle relativement fournie. Outre les équipements classiques (ESP, peinture métallisée...), on trouve un ingénieux prééquipement GPS permettant d’intégrer un système portable Tom-Tom sur le haut de la planche de bord, des projecteurs au xénon adaptatifs ou encore un toit ouvrant panoramique. La Seat Ibiza de 4e génération est une automobile bien née. En marge de son nouveau style plus affirmé, la plus populaire des ibériques progresse sur les plans de la finition, de la qualité perçue, du confort et du comportement routier. C’est principalement ce que l’on attendait d’elle, même si on aurait espéré l’une ou l’autre nouveauté sur le plan mécanique. Pour cela, il faudra encore attendre le lancement de la SportCoupé, prévu pour dans quelques mois.

 

Caractéristiques Seat Ibiza

 

1.2 12V

1.4 16V

1.6 16V

1.4 TDI

1.9 TDI 90

1.9 TDI 105

Moteur

           
Cylindrée (cm3) 1198 1390 1598 1422 1896 1896
Puissance maxi (ch/kW à tr/min) 70/51 à 5400 85/63 à 5000 105/77 à 5600 80/59 à 4000 90/66 à N.C. 105/77 à 4000
Couple maxi (Nm à tr/min) 112 à 3000 132 à 3800 153 à 3800 195 à 2200 N.C. 240 à 1900

Transmission

           
Boîte de vitesses manuelle 5 rapports 5 rapports 5 rapports 5 rapports 5 rapports 5 rapports
Boîte de vitesses automatique - - DSG - 7 rapports (option) - - -

Performances

           
Vitesse maxi (km/h) 163 175 187 N.C. N.C. 186
0-100 km/h (s) 15,0 12,2 10,5 N.C. N.C. 10,6
1000 m départ arrêté (s) 36,5 33,9 32,2 N.C. N.C. 32,6
Consommation (l/100 km)            
– urbaine 7,6 8,2 8,9 N.C. N.C. 6,0
– extra-urbaine 4,9 5,1 5,3 N.C. N.C. 3,7
– mixte 5,9 6,2 6,6 N.C. N.C. 4,5
CO2 (g/km) 139 149 157 N.C. N.C. 119

Commercialisation

immédiate immédiate immédiate autonne 2008 autonne 2008 immédiate

Budget

           
Prix de base (€) 12.600 13.200 14.755 14.700 15.600 16.200
Puissance fiscale (CV) 5 5 6 N.C. N.C. 5

 


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