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Suzuki Splash (18/01/2008)S'abonner au fil RSS

le Moniteur Automobile


Pour succéder à l’original mini-monospace Wagon R, Suzuki lance la Splash. Une nouvelle citadine pratique et joliment dessinée, avec en prime un comportement routierà la hauteur.


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Fin 1993, Suzuki lance le Wagon R en Europe, sorte de petite boîte à roulettes qui fait la part belle à l’espace intérieur et à la fonctionnalité tout en conservant un encombrement réduit. Si le concept met un peu de temps avant de rencontrer sa clientèle, la popularité du modèle augmente petit à petit. Celle-ci se renforce à l’été 2000 lorsque, par le biais d’un partenariat, Opel propose une Wagon R «blitzée» et rebadgée Agila. Près de huit années plus tard, le paysage automobile a sensiblement évolué et le temps est venu de remettre ces modèles en phase avec le marché, impliquant dès lors la question cruciale: seul ou en couple?

 

Mariage de raison

 


Volume de diffusion limité et réduction des coûts obligent, Suzuki et Opel ont décidé de poursuivre leur collaboration. Splash et nouvelle Agila seront donc à nouveau construites en partenariat, mais c’est Suzuki qui assurera la production du modèle dans son usine d’Esztergom en Hongrie pour les deux marques. Si tout se passe comme prévu, celle-ci devrait débuter à la fin de cette année, et s’échelonner sur 12 mois pour atteindre les 140.000 véhicules produits (dont seulement 60.000 Splash et le reste d’Agila...) fin 2008. Une capacité qui pourra dès lors toujours être revue en fonction du succès du modèle. En ce qui concerne le châssis, c’est la plateforme récente de la Swift qui a été retenue. La cinématique des trains roulants (Mc- Pherson à l’avant et essieu de torsion à l’arrière) a bien sûr été conservée et l’empreinte au sol ne se trouve modifiée que par un léger raccourcissement de l’empattement (2 cm).

  

Fonctionnelle et stylée

 

Sensiblement plus longue (21 cm) et plus large (6 cm) que le Wagon R, la Splash n’a pourtant pas vraiment progressé en habitabilité. Mètre en main, elle ne gagne ainsi que 1,5 cm en espace aux coudes à l’avant, tandis qu’elle perd carrément 4 cm aux coudes à l’arrière. Cela dit, l’habitacle est désormais bien plus convivial et agréable à vivre que celui du Wagon R.

Dans le domaine de la sécurité passive, il faut également retenir que la C5 est la première Citroën à recevoir un pédalier rétractable qui s’efface en cas de choc. La marque insiste par ailleurs sur le fonctionnement «optimisé» de l’airbag du conducteur grâce à la présence d’un volant à moyeu fixe. Par rapport à celui de la C4, il présente une présentation plus intuitive des principales commandes, celles concernant la conduite (limiteur/régulateur de vitesse) étant regroupées à gauche, en vis-à-vis de celles dévolues au confort (téléphone, radio, réglages de l’écran).

Le design du tableau de bord est ainsi plus fluide et l’emploi de nouveaux plastiques réhausse considérablement la qualité perçue. Et plutôt que de suivre la mode européenne de l’affichage central, les designers nippons ont choisi de laisser le tachymètre face au conducteur. De série ou en option selon les niveaux de finition (non encore établis), le compte-tours occupe une position décalée sur la partie supérieure de la planche de bord, à la manière des Smart Fortwo, Toyota Aygo et consorts.

Pour succéder au Wagon R, la Splash se devait évidemment d’être fonctionnelle. C’est chose faite avec des espaces de rangement multiples disséminés un peu partout dans l’habitacle. Bien que relativement restreint, le volume du coffre a lui aussi été voulu très exploitable. C’est ainsi que le plancher, installé dans l’alignement du seuil facilite le (dé)chargement d’objets lourds et dissimule un compartiment supplémentaire, susceptible d’accueillir, entre autres, le cache-bagages rigide. Une astuce très pratique lorsqu’on décide de rabattre la banquette.

Ace propos, les ingénieurs se sont également affairés à rendre la manoeuvre particulièrement aisée. Après le déverrouillage, le dossier de la banquette (divisé en 60/40 selon les versions) bascule ainsi directement sur l’assise qui, elle, s’escamote dans le plancher, dégageant un espace quasiment plan du seuil jusqu’aux dossiers des sièges avant.

  

1.2 à essence ou 1.3 diesel

 

Si l’alliance américano-nippone prévoit deux moteurs à essence, 3 cylindres 1.0 ou 4 cylindres 1.2, on peut d’ores et déjà affirmer que le 1.0 ne fera vraisemblablement pas partie du programme d’importation belge de Suzuki. L’écart minime de prix par rapport aux prestations (même si à l’heure d’écrire ces lignes, les prix définitifs ne sont pas encore connus...) ne justifiant pas, selon l’importateur, de retenir le 3 cylindres. C’est donc le douze-cents Suzuki de 86 ch qui constituera à lui seul la gamme à essence du modèle. Couplé de série à une boîte manuelle à 5 rapports, celui- ci peut néanmoins recourir aux services d’une boîte automatique à 4 rapports en option.

En Diesel, l’offre est également limitée au seul et unique 1.3 DDiS. D’origine GM, ce common rail développe une puissance de 75 ch et 190 Nm de couple, et s’utilise exclusivement avec la boîte manuelle à 5 rapports. Un mot encore sur les valeurs de CO2, de l’ordre de 136 g/km pour la 1.2 et environ 130 g/km (en attente d'homologation) pour la 1.3 DDiS.

  

La splash sur la route

 

Brève et réalisée au volant d’un modèle de présérie, notre première prise en main nous a néanmoins agréablement surpris. Intégralement reprise de la Swift, mais remaniée pour s’adapter à la vocation plus familiale de la voiture, la suspension s’affiche comme un compromis judicieux entre dynamisme et confort.

Sur la route, la Splash conserve ainsi une belle agilité en courbe tandis que tous les passagers (même à l’arrière) sont correctement préservés des trépidations et des mouvements de caisse. Très sain à la base, le comportement routier de la Splash peut en outre être chaperonné par un ESP, rassurant sur sol humide par exemple.

Sous le capot, le 1.3 DDiS remplit sa mission avec brio, bien aidé par son couple généreux et par une boîte de vitesses bien étagée (de surcroît très agréable à manier). Souple et rond, il est aussi relativement discret, même dans ses montées en régimes. Malgré sa respiration naturelle (sans turbo), le 1.2 à essence se montre plus performant. Sur le papier du moins. Les quelques tours de roue parcourus avec lui (et avec deux collègues à bord...) ne nous ont hélas pas vraiment permis d’en juger. Il faudra donc patienter jusqu’au lancement commercial du modèle pour affiner nos impressions

Fini le temps des cubes à roulettes, place aux citadines design et aux formes rondelettes. Avec la Splash, Suzuki réactualise son concept de mini-monospace. Habitable, astucieuse et bien finie, la nippone est désormais en mesure de revendiquer un comportement routier de premier ordre grâce à ses dessous de Swift. Comme le Wagon R avant elle, la Splash trouvera sans doute sa principale concurrente chez son «partenaire». Suzuki Splash ou Opel Agila, la bataille de l’image ne fait que commencer. En attendant celle tant attendue des prix et des garanties...


En partenariat avec le Moniteur Automobile

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